EVENEMENTS

Bibliothèque La Rue, 10 rue Robert Planquette
Paris 18e  - M° Blanche 

L'ANARCHIE POUR LES NULS

Vendredi 07 octobre 2022 - 19h30

 
 Une réunion-débat pour en savoir plus sur les idées et les propositions libertaires aujourd’hui 
Si l’anarchisme vous intrigue ou vous fait peur, si pour vous anarchiste rime avec terroriste ou utopiste et anarchie est synonyme de chaos, ou tout simplement si vous souhaitez savoir ce que peut bien être aujourd’hui un projet de société anarchiste... Venez nous rencontrer !
Méconnu, dénigré, minimisé, l’anarchisme est un courant politique toujours vivace, à contre-courant, qui propose une vision du monde organisée autour des valeurs de liberté, d’égalité et de solidarité, radicalement différente de celle que proposent les partis politiques.

Nous vous invitons à découvrir et débattre avec nous des principes fondateurs de l’anarchisme et des proposition des militants libertaires aujourd’hui, afin que nos idées de fédéralisme, d’autogestion ou encore de décroissance prennent un sens plus concret. 

Deux jours, deux livres

Vendredi 17 juin - 19h30 

présentation de l’ouvrage : " Ni fous, ni morts"

prisonniers politiques sous la dictature argentine ; 
Coronda 1974-1979 

Samedi 18 juin - 15h00

Présentation et débat autour du livre 

"Le syndrome du bien-être"

 Vendredi 17 juin

 19h30 

Projection d'un court métrage et présentation de l’ouvrage :

 " Ni fous, ni morts"
prisonniers politiques sous la dictature argentine ; Coronda 1974-1979.
du collectif de résistance El Periscopio.

 

Argentine. La prison de Coronda, d’anciens détenus, ni fous ni morts reviennent dans les lieux de leur détention et de leur mort annoncée, où ils ont défié leurs bourreaux

Un documentaire de 13’ d’Alberto Marquardt 

(lui-même ancien détenu politique résistant)


Suivi d’une présentation de l’ouvrage :
" Ni fous, ni morts", prisonniers
politiques sous la dictature argentine ; Coronda 1974-1979.

du collectif de résistance El Periscopio.

Projection et présentation en présence d'Alberto Marquardt

 

« Ni fous, ni morts », est la version française du livre « Del otro lado de la mirilla », paru pour la
première fois en Argentine en 2003 et réédité trois fois dans ce pays. Un recueil de témoignages dans
lesquels une soixantaine de prisonniers politiques survivants de la prison de Coronda, en Argentine
durant la dictature, font part de leur expérience et de leur résistance solidaire contre un système qui
voulait les anéantir.

Un livre de résistance par l’entraide et par l’humour. Dans cet ouvrage, les témoignages et la mémoire

de ceux qui n’étaient pas des victimes mais des hommes engagés dans l’action. 

Une leçon de vie et d’espoir pour faire la nique à la mort programmée de l’esprit et du corps dans les dictatures !

Une preuve de plus s’il en fallait que la résistance est une garantie de la survie morale et physique.

 https://www.editions-aire.ch/produit/ni-fous-ni-morts/

Samedi 18 juin

15h00

Discussion autour du livre 

"Le syndrome du bien-être"


 

Le syndrome du bien-être (Éditions l’Échappée) de Carl Cederström et André Spicer, deux professeurs d'économie pas exactement dans l'air du temps. 
L'injonction au bien-être qui nous est faite depuis quelques années n'a rien d'étonnant dans nos sociétés néolibérales, elle en est même l'aboutissement logique pour les pouvoirs politiques: le message dominant dans ces sociétés, si on le décrypte, est le suivant: "Vous ne vous sentez pas bien physiquement et mentalement? C'est votre problème - voire votre faute - et c'est à vous d'y remédier. Les conditions de travail et de vie qui vous sont infligées avec une inhumanité grandissante ne sont en rien responsables, inutile par conséquent de lutter pour y changer quoi que ce soit. Vous risqueriez de (re)découvrir la solidarité de classe et de vouloir changer la société, alors que nous avons besoin de vous atomiser, de vous  isoler pour mieux vous presser comme des citrons, garantir votre docilité, et donc nos profits et notre domination." 
Toute la propagande autour du bien-être vise non seulement à nous empêcher de réfléchir aux façons de changer la société, mais sous couvert de vouloir nous apporter le bonheur, elle a notamment pour but de nous rendre plus performants à moindre coût: la parfaite illustration en sont ces entreprises et ces établissements scolaires qui offrent à leurs employés ou leurs élèves des séances de "méditation de pleine conscience", en vogue depuis une dizaine d'années. Elles sont censées permettre à ceux qui les suivent de réduire leur stress afin de les rendre plus efficaces au travail ou en cours, et bien sûr plus dociles: on ne change rien aux causes extérieures bien réelles de la souffrance au travail et à l'école, mais on culpabilise les travailleurs et les élèves pour leur mal-être - un mal-être qui au bout du compte, comme nous le verrons, est encore renforcé par cet impératif moral qu'est devenue l'obligation d'être en parfaite santé. 
Le livre ne manque pas d'humour sarcastique pour mettre en évidence l'absurdité de l'injonction au bien-être. Nous vous invitons à venir discuter avec nous des façons de contrer cette propagande dominante pour affirmer haut et fort nos raisons d'être en colère au vu des conditions qui nous sont faites - car il faudra bien autre chose que cinq fruits et légumes par jour et un peu de méditation pour sortir du mal-être social. 


Nouveau quinquennat, nouvelles luttes ? 

Perspectives militantes pour les mois et années à venir 

Vendredi 20 mai 2022
19h30
 

Bibliothèque La Rue, 10 rue Robert Planquette , Paris 18 

M° Blanche

L’élection présidentielle française 2022 s’est achevée sur la victoire depuis longtemps annoncée d’Emmanuel Macron, laissant présager de 5 années supplémentaires d’une politique libérale préoccupée de promouvoir la start-up nation des premiers de cordée plutôt que d’assurer aux travailleurs de meilleures conditions de travail et de vie et de préserver notre environnement. Mais cette victoire n’a rien d’un triomphe : le président n’a été élu que par un tiers des inscrits, et il était loin de susciter l’adhésion, bénéficiant dans une large mesure d’un vote barrage à la candidate nationaliste et xénophobe. Pour autant, Macron ne modifiera pas sensiblement sa politique. Quel message pourrait-il avoir entendu alors que le système électoral signifie justement l’acceptation de perdre sa voix au profit des élus ? Les élections législatives ne doivent pas susciter davantage d’espoir, tant la victoire d’une gauche même rassemblée est improbable, et tant les victoires et trahisons passées de la gauche ont de toute façon contribué à la décrédibiliser durablement, offrant un boulevard aux nostalgiques du fascisme. Les prochains mois et les prochaines années seront donc marquées par de nouvelles régressions et souffrances sociales, davantage de sacrifices humains et environnementaux à la déesse croissance. 
C’est dès aujourd’hui qu’il faut se préparer à affronter les crises toujours plus sévères. Quelles ripostes imaginer, quelles luttes fédérer pour faire avancer notre projet d’une société plus solidaire, plus égalitaire et plus libre ? Quels forums constituer pour faire converger les initiatives ? Quels modes d’action privilégier pour qu’advienne ici et maintenant ce que les urnes promettent pour un futur indéfini ? Venez en débattre avec des anarchistes et contribuer à construire un mouvement émancipateur.


L'histoire des "topos", 

les hommes-taupes en Espagne

 Conférence/débat le samedi 16 avril à 15h00

 En présence de Juan Chica Ventura
  

La Rue 10, rue Robert Planquette

75018 - Paris - M° Blanche ligne 2  

 

L'histoire de l'Espagne recèle de nombreuses périodes noires, surtout lorsqu'il s'agit de la période franquiste qui s'étend pendant presque quarante ans, de 1939 à 1975. Francisco Franco y Bahamonde le susnommé " Caudillo ", (le chef, le guide), régnera sans partage dans la pays sous une dictature cruelle, féroce et sanglante, jusqu'à sa mort, le 20 novembre 1975, (ce qui n'empêchera pas de voir s'exercer encore le franquisme pendant de nombreuses années). Par la faute du dictateur, près de cinq cent mille espagnol.e.s se verront déraciné.e.s et devront fuir le pays entre janvier et février 1939. Mais, il est important de signaler qu'un exil intérieur va s'installer pour certains réfractaires, une femme subira le même sort. Ils seront des centaines désignés comme " Los topos " (les taupes). 

Les hommes-taupes se cachèrent pendant la dictature franquiste par crainte de violentes représailles. Certains restent cachés pendant des semaines voire quelques mois, d'autres jusqu'à la fin de la guerre, mais il y a ceux qui continueront pendant des décennies à rester enfouis dans des lieux improbables. C'est l'histoire de certains de ces témoignages choquants, évoqués dans cette conférence. 

Cycle "anarchisme de la théorie aux pratiques"

Refus ou boycott? 

Anti-électoralisme anarchiste 
et propositions alternatives au vote

(voir texte de présentation ci-dessous) 

VENDREDI 25 MARS  19h00

La Rue 
10 rue Robert Planquette, Paris18e
Métro Blanche - L2 

Refus ou boycott? 

Anti-électoralisme anarchiste
et propositions alternatives au vote
 

 

Le rejet de la représentation et donc de la participation aux élections politiques est au cœur de l'identité et de l'action anarchistes, fondée sur l'autonomie des individus et une conception radicale de l'égalité.
 Cette réunion publique sera l'occasion de revenir sur les arguments des anarchistes contre le vote et sur leurs propositions d'alternatives politiques. Elle permettra également de discuter de l'initiative récente du collectif « boycott constituant ».
Le collectif appelle les électeurs à s'abstenir de voter à la prochaine élection présidentielle avec l'intention d'imposer une nouvelle force politique par le nombre. L'objectif est d'atteindre un maximum d'abstentions, pointant ainsi la faiblesse de celui (ou celle ?) qui sera déclaré.e élu.e, et son illégitimité démocratique si au moins 50% des inscrits s'abstiennent. Dans ce cas de figure, le peuple, ainsi déterminé, mandatera les nouveaux députés, qu'il élira dans la foulée de la présidentielle, pour créer une assemblée constituante missionnée pour refonder les institutions et la démocratie, par et pour le peuple.
Nous avons choisi d’ouvrir le débat avec cette initiative qui constitue une alternative en actes offrant des points communs intéressants mais aussi des divergences importantes avec les positions anarchistes.